lundi 23 janvier 2012

La différence, double du même...









































Visage, Eugénie de Montijo
1826-1920


L'essence de ce visage, de
cette photographie, disons
tel Roland Barthes " le grain
de..." s'applique à la
différence, au double du
même. L'Envers, l'Endroit
n'auront aucun lien avec une
création d'Albert Camus. Les
rappels littéraires cessent ici.

La position l'Endroit, l'Envers
suggère
la forme calligraphique de la
lettre " S ".

La voluptueuse.

Sensuelle dans les deux
sens.

" S " comme sillon.

La courbe de la lettre
rebondit de haut en bas
à l'instar de l'élégance
du modèle.






















Sourcils, paupières
supérieures rehaussent
la stabilité des yeux, de l'oeil,
du regardé...
L'oeil est loquace ! Ils sont " un ",
ils sont " deux ", ils sont
" quatre " !
Ensemble ils traduisent sans
interrogation l'intériorité de
cet Être. Le regard accentue
les anses, les courbes situées
dans le déplacement inférieur
et supérieur du " S "
imaginaire.

La pointe du long nez fin
rejoint avec harmonie
l'évidence du menton arrondi.
Nez et menton viennent clore
le trait du " S " du visage
même, du dessus, à celui
du dessous.






















Le long cou perlé se
juxtapose à son semblable
de position différente comme
pour sceller, pour renforcer
ce lieu de la rencontre, là,
au centre, où le double se
renverse. Même la vision
furtive du tissus diaphane
protège ce passage d'une
possible brutalité.

Les cous empoignent le
tracé délicat, fatal où tout se
décide, où la plus longue
partie serpentine du " S " doit
retenir son souffle, lieu vital
de l'anatomie, port d'attache
du corps et de l'esprit. Cette
rencontre peut s'accrocher
aux rangs de perles afin de
maintenir et continuer sans
fêler ; la remontée ou la
descente de l'Endroit à la
route de l'Envers. À la
différence du même.





















Tignasse retenue, cheveux
dressés. Le visage se tient à
la lettre...

Dans cette phrase il y
a une dédicace.

2 commentaires:

Minie a dit…

Jolie résurrection.
Le cou, port d'attache du corps et de l'esprit... et dire qu'un certain René situait l'âme quelque part au niveau de l'épiphyse.
Depuis la moelle de l'épée si chère à Rrose, j'ai cherché le il, retrouvé le hile -précieuse botanique-, "petite plage de couleur distincte à la surface d'une graine qui indique en général l'endroit précis où le funicule se raccordait à l'ovule"... j'aime cette histoire de petite corde qui dérive au gré des humeurs et des usages.

Ana a dit…

Ah ! C'est Minie-soit-elle !

Hé bien je ne connaissais pas l'existence du " hil ", c'est doublement poétique et davantage niveau linguistique.

Quant à Erroné, eh bien il pouvait à loisir imaginer ce qu'il voulait dans la lecture de ses-cartes !

Ici, l'Âme est partout à la surface de cette Élégante Dame , ou dans ma lunette...

Hé Rrose ! En tout cas ici elle n'est pas du tout " Mise à nue par ses célibataires mêmes " ( Ips, y'a t-il des fautes ? ) J'ai tant apprécié ce Marchand du sel !

Soyez bien Minie ! Vous êtes toujours en vol, cela parait !

Ana

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