jeudi 16 février 2012

Luna Mare


Conchiglia Silenzio






Coque orbitale.
Genèse abbysale.

Suspendue dans
un Ailleurs de
jours intenses,
de nuits viscérales.
Elle émerge en impératif.
Tut, tut, tut,  avec absence
de bruit.
Exempt de clapotis.






Regard intriguant,
composition insolite
d'une patine accidentée.
Aspérités ondulées .
Saillies modelées, écaillées, plissées.

Onirique fragment d'Italie.
Artefact océanique.
Où à loisir, esthétique
d'une aile
ancien-chagrin de putto sicilien.












À l'étendue de cette écorce
écorchée ;
goutte d'air , goutte d'eau
ont perdu la mémoire,
ne feront plus cette histoire.
La Mer, la Lune. La Vie là Haut ....

Fruits-terrestres
accrochés aux cieux.
Gravitez.
Granitez.
Voisinez les hauteurs de leurs dieux !

Campé, aéré dans la position
idéale pour s'exposer,
un mollusque silencieux
Conchiglia Silenzio
étale son éternité.

























Carapace sédimentée. Lignée, striée.
Fardée un brin-butô
à l'instar d'une
Akiko.
Ah ! l'existence à l'infini,
ondulée par vagues stellaires.
S'en approcher sonne avec
grâce, le glas à l'ordinaire.













Aubade de lignes,
cercles, rondeurs,
symboles orchestrés
en do majeur.
Teint crayeux, crémeux,
blanc d'albâtre.
Ton sur ton.
Un relief.
Presqu'un emprunt
à l'imaginaire suprématiste
d'un Malevitch, signé 1918....




Fossile oublié.
Pavé enfoui.
Spire rejetée par sa Mer.
Accroche-coeurs accrocheurs.
Accroche-oeil à toute heure.
Hiéroglyphes sourds-resteront-muets.
Joyau-perdu-la-couronne.
Cache-Perle.
L'envers du nacre.
" Voir le voir ".




Contemplation musclée
de l'âme.
Silence .
Recueillez-vous
on veut voir !
L'une emprunte
le-pas-de-tortue.
L'autre n'a encore rien vu.
Pourtant à l'aune
de la rencontre
se déclare un
moment-soudé, figé.
Les deux ont clamé
une Pause-éternelle.
Cunéiforme.
Paléographie.
" Vous reviendrez ! Maintenant 
nous habitons dans un Musée "...






Conchiglia Silenzio






Cuirasse.
vieillie,
parcheminée.
Carte de Voyage.
Sentiment de Mer
drainée.
Naissance d'un Sahara
biseauté.
Crevasses sensibles,
sans-sang.
C'est lunaire, c'est comme
Masque. Éventail.
Loup vénitien.
Sérénissime-en-tête,
à l'oeil, à la lagune....

Luna mare silenzio.
Respire des souvenirs
d'antiques ondées, d'océaniques randonnées.




Passages étroits.
Vagues coriaces.
Vue sous marine.
Illusion de nos vaisseaux.
Lointain abîme.



Allure stérile.
Imaginaire fertile.
Un bulot à la surface
de la Lune
emprunte une allée,
longe les dunes.
Persévérance.
Avance.
Dans quelques siècles sera
près de Florence.
Derrière lui un esprit-coquin
ébruite un tintamarre bien malin.
Mais qui est-ce ?
C'est encore moi, c'est Méliès......



4 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous nous saoulez de mots et d'images. C'est cela, souterrain, qui vous a conduit à Méliès?

Paula

Ana a dit…

Ave Paula !

À vraie dire, moi et Méliès, nous, nous, zieutions depuis le début de ce texte.

Je savais qu'il " voulait revenir " . Je suis sortie de la Lune pour la lui offrir à nouveau....

Ana

Minie a dit…

J'aime... Que dire d'autre ?
Vallée de Schröter, cratère Aristarque, plaine d'Elysium, édifices de Tharsis Montes... où est la lorgnette ?
Non, je connais la réponse bien sûr !

Anonyme a dit…

Bonjour Minie-au-clair-de-ces-lunes !

Merci !

Moi aussi j'aime et j'ai tant apprécié la séance de photos, ce fut un beau voyage, charmantes découvertes.

Silenzio ! Ne dites pas la réponse.

Hé bien la lorgnette, elle lorgne toujours autour de lunes-d'entre-elles...

Ana

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