mercredi 20 janvier 2016

Après ta dernière horizontale !

Tel Tu Fus.

C'est ainsi maintenant.

Le présent de Ton Être
se conjugue à des pans
d'albums souvenirs
puis s'ajoute à l'ADN fictif
de ma mémoire.

En solo,
une interrogation pour toi
Où es tu ?

En compagnie,
je t'ai souvent échappée.
Fallait savoir te suivre,
fallait savoir te traduire.
Pour ces exercices passés
je serai mal notée,
imparfaite
j'ai négligé l'attrait.

Pourtant je savais qu'il
y avait longtemps
que tu logeais
à une adresse
chiffrée de regrets.























Je me souviendrai de toi enjamber le dernier quai.

Vie bigarrée,
destin hoqueté,
esprit singulier,
tête tourmaline,
communication tourmentée,
compréhension turbulente,
consciente à profusion,
locution énergique.
À cet instant ton coeur a-t-il eu le choix de l'abandon ?

Que nous laisses-tu dans ta valise intentionnellement percée
afin que l'on atteigne l'impératif du  Devinez ?





















J'ai vu chez toi
des chandelles de
parafine hallucinée,
allumées, pour éclairer L'ailleurs.

Je t'ai vu chercher
des lumières conseillères
issues de ton imaginaire
pour camper 
l'essentiel-à-ta-manière.

J'ai vu tes créations,
ourlées aux fils
de ton inspiration.

J'ai entendu tes impressions,
tes mots soulignés
alignés en phrases,
choisies avec soin
dont le tout-paqueté 
avait ce sens ;
"c'est- pour-le-bien ".

Aux longues heures de tes années.
Aux empreintes de tes pas déposés
dans cette vie incarnée,
on longing de Toi,
je me souviendrai qu'à l'adverbe
" toujours "
tu auras ajouté 
La Curiosité  
Le Vouloir
Le Comprendre
Le Faire.












Même si un cumulatif d'ombres si délitées
se sont drapées en toi
avant de te rendre au pays-de-l'Agonie,
surtout ne crois pas que depuis que tu es
si haut-perchée, je n'aurai rien retrouvé de
ce qu'échappé de ton sac-à-vie troué .

J'ai vite récupéré des pages que tu avais colorées.
Des feuillets à l'écho de ta voix.
Des bouts de papiers
où ta calligraphie guide
dans un temps infinitif
ce que je pourrai relire.

Les adjectifs de Grande et Petite 
qui nous auront réunies
à l'intérieur de moult décors,
sont tatoués pour des décennies.

Je te deuille.























Je repense
à tes derniers regards
entre nos yeux clairs foncés.

Je te revois
avec ce mal.
Au centre du corps
celui de la naissance,
celui de la mort,
celui qui te scotche
à l'horizontal dans ce sas terminal.

Je me souviens
qu'à ton bracelet
il était 23 heures,
+ en prime non désirée,
encore des nocturnes d'épouvantes.
Celles ponctuées
de gargouilles grimaçantes,
fixées dans l'obscurité.

Ton ultime temps avant minuit
a dépouillé ton esprit.
Il aura envahi le nôtre, démuni.
Il a restreint ta charpente.

Je sais, ce n'est pas toi
qui a eu l'idée d'acheter
ce billet d'aller sans retour.









Ma Grande Soeur

Au présent imaginé
de ton installation céleste
sur un nuage rosé, ouaté, allongé….















Regarde en bas, à l'envers de la raison, ce reflet est pour toi.









2 commentaires:

Paula a dit…


inspiré, émouvant.

Paula a dit…



inspiré, émouvant

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